La formalisation de la dialectique de Hegel. Bilan de quelques tentatives

Por • 7 jun, 2017 • Sección: Ambiente

Jean Michel Counet

La dialectique hégélienne et marxiste a fait l’objet des années 50 aux années 70 de diverses tentatives de transpositions1 dans le langage de la logique formelle. Diverses raisons ont contribué à une telle entreprise. Tout d’abord il s’agissait de concilier deux secteurs de la logique qui avaient à l’époque le vent en poupe. Le formalisme logique s’était développé de façon fulgurante depuis le XIXe siècle et avait été identifié au langage même de la science, tandis que le marxisme jouissait dans l’après-guerre d’un prestige considérable, lui assurant les faveurs d’un grand nombre d’intellectuels. N’était-il pas tentant d’essayer de réconcilier les deux en passant outre aux réticences clairement exprimées dès leurs époques respectives par Hegel et Marx? D’autre part, un recours à la formalisation de la dialectique, s’il réussissait, aurait permis de savoir exactement en quoi consistait effectivement la logique hégélienne, mettant un coup d’arrêt définitif aux spéculations oiseuses fondées sur une définition trop floue de sa nature. D’autres raisons propres à l’un ou l’autre interprète seront dévoilées également en temps utile. Nous examinerons quatre tentatives, jugées généralement comme appartenant aux plus importantes. Nous tâcherons de mettre en évidence leurs faiblesses et leurs mérites, sans prétendre apporter le moins du monde le fin mot de l’histoire, puisqu’il s’agit d’un chantier toujours en cours. Ces quatre tentatives sont celles de M. Kosok, D. Dubarle, C. Butler et G. Günther. Elles couvrent à elles quatre toute la période considérée et les trois aires linguistiques les plus importantes sur le plan philosophique sont représentées: les mondes anglo-saxon, allemand et français.

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Vol 55, No 218 (2012) > Counet

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