La machine mystique

Por • 29 may, 2017 • Sección: Ciencia y tecnología

Bruno Marchal

Abstract: Peut-on opposer ou même séparer la foi avec les acquis de l’activité scientifique? Le théorème de Gödel a souvent été utilisé pour rendre compte de cette séparation. Le caractère abusif de cette utilisation a été bien analysé ([42], [11]). Nous nous proposons d’affiner cette analyse dans le cadre de l’hypothèse du Mécanisme Digital. Nous montrons que le Mécanisme Digital aboutit à une forme de concordisme spirituel ontologique, épistémologique et éthique. En effet, dans ce cadre, la théologie, dans le sens des (néo) platoniciens de la Grèce antique, devient ou redevient une science, et même la science la plus fondamentale en ce sens qu’elle devient capable de justifier, en principe et conceptuellement, toutes les autres. Une notion naturelle de théologie des machines, incluant la physique, est définissable, par les faits mêmes de l’incomplétude de Gödel, et de la non définissabilité de la vérité (Tarski) et de la connaissance (Kaplan-Montague [15]). L’argumentation est constructive: elle montre précisément comment dériver la physique de l’informatique et de l’autoréférence. Cette théologie des machines est ainsi une science expérimentale, puisqu’on peut comparer la physique extraite de cette théologie avec les données empiriques.

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Vol 55, No 218 (2012) > Marchal

http://www.logiqueetanalyse.be/

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